En 2025, les cyberattaques en France ne relèvent plus de l’incident technique isolé. Elles constituent désormais un risque économique majeur, capable d’affecter durablement la continuité d’activité, la trésorerie et la réputation des organisations.
L’année écoulée a été marquée par plusieurs cyberattaques significatives touchant aussi bien des acteurs publics que des entreprises privées et des infrastructures critiques. Ces événements confirment une évolution structurelle : le cyber risque est devenu un enjeu de gouvernance stratégique, qui impose d’intégrer pleinement l’assurance cyber dans la réflexion financière et organisationnelle.
Les coûts de reconstruction du système d’information, les pertes d’exploitation, la gestion de crise et l’exposition réglementaire représentent aujourd’hui les principaux impacts d’une cyberattaque.
Dès lors, une question s’impose : en 2026, peut-on encore se permettre de ne pas être protégé face au risque cyber ? Et surtout, comment éviter qu’une attaque informatique ne se transforme en arrêt total d’activité et en pertes d’exploitation majeures ?
2025 : L’industrialisation du cybercrime et ses conséquences économiques
Les cyberattaques observées en France en 2025 témoignent d’une professionnalisation croissante des groupes criminels.
Les modèles d’attaque reposent désormais sur :
- des campagnes de ransomware ciblées,
- l’exfiltration massive de données,
- des mécanismes de double extorsion,
- une pression financière calculée.
L’objectif n’est plus simplement de chiffrer des systèmes, mais d’exploiter la dépendance numérique des entreprises pour maximiser l’impact financier. Les attaquants identifient les organisations dont l’interruption d’activité serait la plus coûteuse.
Cette mutation transforme la cyberattaque en véritable levier d’extorsion économique.
Un risque cyber devenu financier
Une cyberattaque en France peut entraîner simultanément :
- un arrêt total ou partiel d’activité,
- des pertes d’exploitation immédiates,
- des préjudices causés à des tiers,
- une atteinte durable à l’image de marque,
- une exposition réglementaire au titre du RGPD.
Dans de nombreux cas les pertes d’exploitation et les couts liés à la gestion de crise (analyses forensiques) représentent la majorité du coût d’une cyberattaque.
Le risque cyber doit donc être analysé comme un risque financier.
Top 5 des cyberattaques marquantes en France en 2025
Institution Nationale Publique : la vulnérabilité de la chaîne fournisseur
Après une cyberattaque majeure en 2024, qui a entraîné l’exposition des données de 46 millions de personnes, cette institution nationale publique a de nouveau été la cible, en 2025, de plusieurs attaques ayant provoqué des fuites massives de données personnelles.
Ces incidents illustrent une tendance majeure des cyberattaques en France : le déplacement du risque vers les prestataires et la chaîne d’approvisionnement numérique.
Les données concernées incluaient :
- identité complète,
- coordonnées,
- parcours professionnel,
- informations administratives.
Une violation de cette ampleur implique :
- notification obligatoire à la CNIL
- information des personnes concernées
- assistance juridique
- gestion de crise médiatique
Le RGPD prévoit des sanctions pouvant atteindre 4 % du chiffre d’affaires mondial annuel en cas de manquement grave.
Ce type d’incident démontre que la gestion du risque fournisseur est désormais centrale dans la structuration d’une assurance cyber entreprise efficace.
Secteur aérien : la dépendance aux systèmes numériques
Le secteur aérien repose intégralement sur ses systèmes d’information : réservations, planification des équipages, logistique, maintenance, facturation. Une cyberattaque dans ce contexte ne constitue pas une simple perturbation informatique ; elle devient immédiatement une crise opérationnelle.
Chaque heure d’indisponibilité peut générer :
- pertes de chiffre d’affaires
- indemnisation des passagers
- pénalités contractuelles
- perturbation logistique
- impact boursier
Dans ce contexte, les pertes d’exploitation deviennent le principal poste de coût. L’analyse du risque doit intégrer la durée maximale d’interruption acceptable et la capacité financière à absorber plusieurs jours d’arrêt.
C’est précisément à ce niveau que le calibrage des plafonds de garantie et des délais de carence devient stratégique.
Les collectivités locales : un risque structurel
Les collectivités territoriales figurent régulièrement parmi les principales cibles des rançongiciels en France.
Les causes connues sont :
- systèmes d’information hétérogènes
- ressources budgétaires limitées
- dépendance à des prestataires externes
- maturité cyber inégale
Une cyberattaque peut paralyser les services publics pendant plusieurs semaines. Pour ces structures, la prévention du risque cyber et la préparation à la gestion de crise sont aussi essentielles que la couverture assurantielle.
La reconstruction des systèmes d’information et la reprise d’activité représentent un coût souvent important pour ces structures transformant le risque cyber en risque financier.
Secteur de la santé : le cyber risque comme risque humain
Les établissements de santé constituent des infrastructures critiques et sensibles. Leurs systèmes numériques soutiennent la gestion des dossiers patients, les plannings opératoires, la pharmacie, la radiologie, les urgences et les systèmes de facturation.
L’ANSSI identifie le secteur de la santé comme prioritairement ciblé par les cyberattaques en France, les données médicales ayant une valeur extrêmement élevée sur le marché noir. Elles sont sensibles, personnelles et stratégiques.
Au-delà du coût financier, les conséquences incluent :
- retards d’intervention
- désorganisation médicale
- risques d’erreur
- responsabilité civile accrue
Le cyber risque dépasse ici la dimension économique pour devenir un enjeu de sécurité des patients.
Dans ce contexte, l’assurance cyber devient un outil de continuité critique, articulé avec les plans de reprise d’activité et les dispositifs de gestion de crise médicale.
Opérateur télécom : une attaque aux effets systémiques
Les opérateurs télécoms constituent une infrastructure numérique centrale pour l’économie. Une compromission peut produire un effet domino sur les entreprises, les administrations et les particuliers.
En août 2025, Le Monde rapportait que 6,4 millions de clients de l’une de ces structures avaient été concernés par une compromission de données.
Les conséquences incluent :
- gestion de crise massive
- notification clients
- surveillance des fraudes
- atteinte à la réputation
- exposition réglementaire
Ces attaques systémiques rappellent que le cyber risque ne s’arrête pas au périmètre de l’entité attaquée. Il affecte l’ensemble de son écosystème économique, renforçant l’importance d’une approche globale de gestion du risque.
Ce que révèlent les cyberattaques en France en 2025
Les événements survenus en France en 2025 mettent en évidence plusieurs tendances structurantes :
- Le cyber risque est désormais transversal à tous les secteurs.
- Les coûts liés à la gestion de crise et les pertes d’exploitation constituent les principaux postes de coût.
- La chaîne d’approvisionnement numérique devient un point de vulnérabilité majeur.
- L’exposition réglementaire renforce le risque financier.
Le cyber risque n’est plus un sujet réservé aux directions informatiques. Il relève désormais de la gouvernance stratégique.
Pourquoi l’assurance cyber entreprise est devenue indispensable
Dans le contexte actuel, l’assurance cyber entreprise ne peut plus être considérée comme une garantie complémentaire. Elle constitue désormais un outil central de résilience et de stabilisation financière.
Une cyberattaque déclenche simultanément :
- crise technique,
- crise juridique,
- crise financière,
- crise réputationnelle.
Cette simultanéité exige une couverture capable d’absorber :
- pertes d’exploitation,
- frais analyses forensiques,
- restauration des systèmes,
- responsabilité civile liée aux données,
- frais juridiques RGPD,
- gestion de crise cyber.
Contrairement à d’autres sinistres traditionnels, le cyber risque concentre plusieurs catégories de pertes dans un laps de temps très court. Cette convergence rend indispensable un dispositif assurantiel capable d’absorber ces impacts en parallèle et de préserver la trésorerie de l’organisation.
L’assurance cyber devient ainsi un levier stratégique permettant :
- de protéger les flux financiers en cas d’interruption prolongée,
- de sécuriser la responsabilité des dirigeants,
- de maintenir la confiance des partenaires, investisseurs et clients,
- d’assurer une continuité opérationnelle encadrée.
Dans un environnement où le coût d’une cyberattaque peut fragiliser directement le bilan d’une organisation, l’assurance cyber devient un outil central de stabilisation financière.
Cyber Cover : structurer la résilience face au risque cyber
Si l’assurance cyber entreprise est devenue indispensable face à la multiplication des cyberattaques en France, toutes les polices ne se valent pas.
Une assurance cyber souscrite sans analyse approfondie du risque cyber peut s’avérer insuffisante en cas de sinistre majeur. Les failles les plus fréquentes concernent :
- des plafonds de garantie inadaptés au niveau réel d’exposition,
- des sous-limites restrictives sur les pertes d’exploitation cyber,
- des exclusions liées aux prestataires ou à la chaîne fournisseur,
- des délais de carence pénalisants en cas d’interruption d’activité.
Cela étant, selon les garanties souscrites, une assurance cyber peut notamment couvrir :
- la gestion de crise et l’intervention d’experts techniques (analyses forensiques, réponse à incident, communication)
- les pertes d’exploitation liées à l’indisponibilité des systèmes d’information
- les dommages causés à des tiers (en lien avec l'incident)
- la carence fournisseur
- la fraude
Dans un contexte où le coût d’une cyberattaque peut impacter directement la trésorerie, la valeur d’un programme d’assurance cyber ne réside pas uniquement dans son existence, mais dans sa structuration stratégique.
Chez Cyber Cover, l’approche dépasse la simple souscription d’une police. En tant que courtier en assurance spécialisé sur le risque cyber, notre rôle consiste à structurer un dispositif cohérent avec le niveau réel de dépendance numérique de l’organisation.
L’accompagnement repose notamment sur :
- l’analyse de l’exposition au risque cyber et des actifs critiques,
- l’évaluation de la perte maximale plausible en cas d’interruption prolongée,
- l’alignement des garanties avec les scénarios de crise identifiés,
- l’articulation entre prévention du risque cyber, cybersécurité opérationnelle et assurance,
- la préparation à la gestion de crise cyber en coordination avec les partenaires techniques et assureurs.
Dans cette logique, l’assurance cyber ne remplace pas la cybersécurité. Elle constitue le mécanisme de stabilisation financière lorsque les dispositifs en place ont été contournés. Pour toute étude personnalisée et devis assurance cyber, une analyse préalable du risque reste recommandée afin de définir le niveau de garanties le plus adapté.
En conclusion
Les cyberattaques en France en 2025 confirment que le risque cyber est structurel, financier et stratégique.
Le coût d’une cyberattaque dépasse la dimension technique. Il affecte la continuité d’activité, les pertes d’exploitation, la responsabilité des dirigeants et la solidité financière.
La question n’est plus de savoir si une entreprise sera confrontée à une cyberattaque, mais si elle est préparée à en absorber l’impact.
Dans un environnement numérique en expansion permanente, la combinaison d’une cybersécurité proactive, d’une prévention rigoureuse et d’une assurance cyber entreprise structurée constitue le socle de la résilience.
